Le Centre Hospitalier Universitaire de Nîmes (CHU de Nîmes) est un établissement public de santé qui assure les missions de soin, d’enseignement, de recherche et de formation. Il répond aux besoins de la population du Gard et des départements limitrophes, en combinant une offre de proximité et un rôle de recours pour des pathologies complexes.
En 2025, l’établissement a été classé 15e meilleur hôpital de France selon le palmarès du magazine Le Point, en progression par rapport à la 18e place de l’année précédente. Il prend en charge plus de 930 000 patients par an, toutes modalités confondues.
Une histoire hospitalière ancienne, un statut universitaire plus récent
L’histoire hospitalière de Nîmes remonte à 1313, avec la fondation d’un Hôtel-Dieu grâce au testament de Raymond Ruffi. Après plusieurs siècles d’évolution, un nouvel hôpital, l’hôpital Gaston Doumergue, est inauguré dans les années 1930.
Le statut universitaire est plus récent. En 1970, le centre hospitalier devient centre hospitalier régional. En 1971, il accède au statut de CHU par convention avec l’unité d’enseignement et de recherche de médecine de Montpellier. Cette organisation, unique en France, associe deux CHU indépendants (Montpellier et Nîmes) à une même faculté de médecine. La convention cadre hospitalo-universitaire a été actualisée en 2023.
Organisation et sites
Le CHU de Nîmes est organisé autour de plusieurs sites :
- Campus hospitalo-universitaire Carémeau : site principal, place du Pr Robert Debré à Nîmes ;
- Centre de gérontologie Serre Cavalier ;
- Hôpital universitaire de réadaptation, rééducation et addictologie du Grau-du-Roi ;
- Clinique psychiatrique ;
- Institut de cancérologie du Gard (ICG) ;
- Institut de formation aux métiers de la santé (IFMS).
L’établissement dispose d’une capacité d’environ 2 000 à 2 080 lits et places. Il rassemble près de 1 300 à 1 400 médecins (internes et étudiants compris) et environ 5 900 personnels non médicaux, soit près de 7 000 collaborateurs. Il est le premier employeur du Gard.
La gouvernance médicale s’appuie sur 11 pôles, parmi lesquels :
- Anesthésie, Réanimation, Douleur, Urgences (ARDU) ;
- Chirurgies ;
- Oncologie ;
- Femme-Enfant ;
- Neurologie, Infectiologie, Rhumatologie, Rééducation (NIRR) ;
- Psychiatrie ;
- Gérontologie médico-sociale ;
- Imagerie et explorations fonctionnelles ;
- Biologie-Pathologie ;
- Pharmacie-Santé publique.
Missions fondamentales
Comme tout CHU, l’établissement assume quatre missions essentielles :
- Le soin : de la prise en charge de proximité aux pathologies rares et complexes ;
- L’enseignement : formation des étudiants en médecine, pharmacie, maïeutique et des professionnels paramédicaux ;
- La recherche : recherche clinique institutionnelle, académique et partenariale ;
- La formation continue : notamment via l’IFMS et le Centre d’Enseignement des Soins d’Urgence du Gard (CESU 30).
Le CHU participe également au Groupement Hospitalier de Territoire Cévennes–Gard–Camargue, qui coordonne une quinzaine d’établissements publics du département.
Domaines d’excellence reconnus
Le palmarès 2025 du magazine Le Point met en avant plusieurs spécialités classées dans le top 10 national :
- Cardiologie : 4e place pour l’infarctus du myocarde et pour la pose de stents (angioplastie coronaire) ;
- Cancérologie : 8e place pour les cancers ORL et la chirurgie des glandes salivaires, 6e place pour la chirurgie du testicule ;
- Neurologie : 10e place pour la maladie de Parkinson ;
- Orthopédie : 7e place pour la chirurgie de la cheville, 9e place pour la prothèse de hanche.
L’offre de cancérologie s’appuie sur un arsenal thérapeutique complet : chirurgie, radiothérapie, médecine nucléaire, traitements médicaux et techniques interventionnelles. L’Institut de cancérologie du Gard constitue un élément structurant de cette filière.
Activité et modernisation
Les données d’activité confirment le rôle de recours de l’établissement. Selon les sources institutionnelles récentes :
- plus de 930 000 patients pris en charge par an ;
- des dizaines de milliers d’hospitalisations et de consultations ;
- plus de 22 000 interventions chirurgicales, dont une part importante en ambulatoire.
En 2025, près de 50 millions d’euros ont été investis dans le renouvellement d’équipements médicaux de pointe, la rénovation d’unités de soins et le développement de projets nouveaux. Les investissements récents concernent notamment l’imagerie (IRM, TEP-scan), l’imagerie interventionnelle et la radiothérapie.
L’établissement poursuit également une politique active de recrutement, avec la création nette de postes médicaux et non médicaux.
Enseignement et recherche
Le CHU de Nîmes forme les professionnels de santé de demain dans le cadre de sa convention avec l’Université de Montpellier. Il accueille des internes en médecine, pharmacie, odontologie et maïeutique, ainsi que des étudiants paramédicaux au sein de l’IFMS.
La recherche clinique constitue une mission à part entière. Elle s’exerce en collaboration avec des partenaires institutionnels, académiques et industriels, et contribue à l’accès des patients du territoire aux innovations thérapeutiques.
Place territoriale
Le CHU de Nîmes n’est pas seulement un hôpital universitaire de recours. Il est aussi un acteur de proximité pour Nîmes et le Gard, un employeur majeur et un pôle de formation. Son ancrage territorial se traduit par :
- une offre de soins complète, du premier recours aux spécialités de pointe ;
- une coopération renforcée avec les établissements du GHT ;
- une activité de prévention, d’éducation à la santé et de lutte contre l’exclusion ;
- une modernisation continue de ses plateaux techniques.
Conclusion
Le CHU de Nîmes occupe aujourd’hui une place reconnue dans le paysage hospitalier français. Issu d’une tradition hospitalière ancienne et d’un statut universitaire plus récent, il combine soin de proximité, expertise de recours, enseignement et recherche.
Sa progression dans les classements nationaux, l’excellence de plusieurs spécialités (cardiologie, cancérologie, neurologie, orthopédie) et l’ampleur de ses investissements récents confirment son rôle de centre hospitalo-universitaire de référence pour le Gard et une partie de l’Occitanie.
Article rédigé à partir des informations publiques du CHU de Nîmes, de l’annuaire FHF et des données institutionnelles disponibles en 2025-2026. Il a une vocation informative et ne se substitue pas aux informations officielles de l’établissement.